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N° 7, octobre 2012 – Ecrivain invité

François Cheng

François Cheng est né en Chine en 1929, à Jinan dans la province du Shandong. En 1937, au moment de la guerre sino-japonaise et de l’occupation de la Chine par les troupes japonaises, il se réfugie avec sa famille dans le Sichuan. Il y reste jusqu’en 1947, puis se rend à Hong-Kong où il réside six mois. François Cheng s’inscrit en 1947 à l’université de Nanjing au Département des langues étrangères. En 1948, il obtient une bourse de l’UNESCO pour venir étudier la peinture occidentale en Europe. Arrivé en France en 1949, initialement pour deux années d’études, il se voit contraint d’y rester en raison du changement de régime survenu en Chine. Il ne retournera dans son pays natal qu’au terme de trente cinq années, mais il est toujours demeuré attaché à la culture et à la langue chinoises. Il suit des cours de français à l’Alliance française, à la Sorbonne et poursuit sa découverte de la littérature européenne. De 1963 à 1968, il rédige son mémoire sur l’œuvre du poète Zhang Ruoux (VIIe siècle), travail remarqué par Roland Barthes, Julia Kristeva et Roman Jakobson. Ces rencontres, à l’instar de celles de Paul Démiéville et de Gaston Berger, vont lui ouvrer des perspectives. Le structuralisme et la sémiotique sous-tendent ses deux premiers essais, L’Ecriture poétique chinoise (1977) et Vide et Plein, le langage pictural chinois (1979). Son premier recueil de poésies en français est édité aux Editions Fata Morgana, De l’arbre et du rocher (1989). Plusieurs suivront : Saisons à vie (1993), 36 poèmes d’amour (1997), Cantos Toscans (1999), Double chant (1998-2000) pour lequel il reçoit le prix Roger-Caillois. Après le prix André Malraux qui récompense sa monographie sur Shitao en 1998, il reçoit la même année le prix Femina pour son premier roman Le Dit de Tianyi. En 2001, l’Académie française lui décerne le Grand prix de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre et en 2002 il devient membre de l’Académie française, succédant à Jacques de Bourbon-Busset.
Outre des essais et des traductions ainsi que des livres d’art et des monographies, il a publié des poèmes : Poésie chinoise (2000) – Qui dira notre nuit (2001) – Le long d’un amour (2003) – Le Livre du vide médian (2004) – À l’orient de tout (2005) et des romans : le Dit de Tianyi (1998). L’éternité n’est pas de trop (2002). Quand reviennent les âmes errantes (2012).